L’amour de la mort, de la guerre et de la destruction…
La semaine dernière a été réservée au montage de notre court-métrage et aux jeux en réseau… Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous bassiner avec ça, ce n’est que le point de départ de ma réflexion du jour !
Un commentaire du Prof à la dérive dans cet article soulignait le paradoxe de mon expression "tuerie festive" pour qualifier cette semaine.
Pourtant, c’est exactement ça… Dans divers jeux, les réseaux permettent de revêtir des costumes très différents dans le seul but d’exploser ses camarades.
Les jeux de références dans ces soirées sont éloquents : que de la baston ! On peut être jeune militaire américain au fusils sniper vengeur pendant la deuxième guerre mondiale, Guerrier de l’espace combattant des armées d’orcs sanguinaires, ou encore terroriste kamikaze voulant poser à tout prix une bombe dans un lieux précis (Ou courageux anti-terroriste pour les fans de Counter)… Dans tous les cas, le but est la destruction de son camarade. La différence est qu’on joue contre des amis, mais la plaisir de tuer l’autre est le même !
Pourquoi ?? Je ne comprends pas mes propres réactions : je suis plus que pacifiste et je sauve mêmes les araignées de la mort… Mais je me prends tout de même au jeu ! On prend plaisir à sentir la pression monter, la mini décharge d’adrénaline quand on voit son adversaire, et le sentiment de victoire quand on a réussit à dégainer plus vite…
Il est avant tout question de meurtre virtuel, mais celui-ci réveille les instincts les plus bas de l’être humain ! Qu’on le veuille ou non, la victoire est toujours plus réjouissante qu’une défaite. Dans ces parties de jeux, on se transforme en machine à tuer, où la mort de l’autre est une réjouissance.
Quelle partie de notre cerveau provoque ces réactions ? L’instinct de survie sûrement. Mais cette observation m’a faite poser d’autres questions… Au cinéma par exemple, les grands films de guerres comme Gladiator ou le plus récent 300 sont d’énormes succès !
Les mécanisme n’est pas le même, vu qu’il n’y a plus d’interactivité, et que les spectateur est contemplatif. Mais voilà, la mort fascine, la destruction interpelle…
La guerre fait peut être remonter en nous des instincts enfouis… Il fut une époque ou la bataille était la chose la plus importante dans la vie d’un homme… C’est peut être inscrit dans nos gènes ! (Sarko généticien, à l’aide !) La vue d’une tuerie fait remonter les instincts primaires, et la testostérone fait son œuvre.
Un professeur de mon école avait une autre théorie. Il disait que nos sociétés et cultures actuelles sont basées sur la concurrence. Notre civilisation s’étant bâtie sur des affrontements au fil des âges, une confrontation basique débouchera toujours sur un duel plutôt que sur une alliance : rabaisser l’autre pour monter plus haut !
Il finissait en disant que ce genre d’attitude, qui se propage au monde du travail et des grandes entreprises, ne pourrait être contrebalancé que par un remaniement complet de nos cultures…
Ce qui est impossible, même avec la meilleure volonté du monde ! Il y aura toujours agression par un individu, ce qui provoquera forcément une réaction hostile… La violence engendre la violence : nous sommes formatés ainsi.
J’avoue, je prends du plaisir à certains films de guerre, et je m’amuse à jouer avec mes armées informatiques contre celles de mes camarades… On me dit pourtant doux comme un agneau (Béééé, heu pardon, Meuh !!)
C’est le naturel qui revient au galop. L’homme aime combattre, c’est son instinct… C’est également la source des conflits majeurs de cette planète.
L’écoute, l’érudition, et surtout le souvenir de l’histoire souvent désastreuse, sont les seules armes des pacifistes… Tout ceci parait bien faibles en comparaison de milliers d’années d’évolution par la loi du plus fort. La survie…
Notre monde est pourri en profondeur : l’altruisme et l’entraide ne sont plus de mises, et les nouveaux gouvernements prônent l’individualisme. Et après ça, personne ne semble s’inquiéter quand on entend à la radio que les sociétés occidentales ont toutes tendances à migrer à droite…
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