Shark Attack

Publié le par ManuMeuh

Avant d’expliquer ce titre, je ma doit de vous relater ma journée d’hier.

 

Je me suis donc levé (tôt) pour pouvoir amener (enfin) ma voiture au garage. Je savoure les derniers instants de conduites sans freins (bien que j’ai développé un talant certain pour cet art sur les derniers jours). Souvenez-vous, ma 206 adorée a perdue les pédales, et j’avais pour ordre de ne plus freiner jusqu’à sa réparation… (C’est là : http://manumeuh.over-blog.com/article-5841243.html )

Le garage avait été limite poli, et m’avait en plus envoyé paître pour ce qui était d’avoir une voiture de remplacement.

 

Mais là, j’ai la foie : le soir, j’aurais enfin une voiture qui freine ! (Et, petit détail, 400€ en moins sur mon compte)

 

Il est donc 7h30 du matin, un collègue attend pour m’amener au boulot étant à pieds pour ce jour de réparation. Le garagiste m’explique sèchement qu’il ne peut pas me prendre tout de suite, car il a « le monsieur à finir » (comprendre, la voiture du monsieur bande de pervers) et qu’il fera mon dossier après. Après avoir expliqué que mon heure d’embauche approchait dangereusement, il expédie le ‘monsieur’ pour finalement faire « mon dossier » (ce qui consiste à prendre mes clés et à les poser sur son comptoir… Ca valait le coup d’attendre franchement !)

Pas le temps de m’énerver, le collègue de co-voiturage m’attends. Derniers échanges avec le garagiste pour qu’il me confirme : Oui, ma voiture sera prête à 17h30, heure de ma débauche !

 

La journée s’écoule (pique-nique forcé entre 12h et 14h), et l’heure de délivrance approche. Exceptionnellement, je quitte le boulot  à 17h30 pile avec le même collègue qui me ramène jusqu’au garage. Il est 17h45, je rentre dans le bâtiment, je suis confiant : dans 20 minute au plus, je serais au chaud, chez moi !

 

Que nenni, le garage Peugeot ne l’entends pas de cette oreille : à peine entré, je vois ma voiture sur le pont, roue enlevées, capot ouvert… Ils ont la voiture depuis maintenant 10 heures d’affilée, et ils la terminent juste ?? Noooooon : un apprenti de passage m’informe qu’ils viennent de la commencer !!!!!

 

Garagiste (autre que celui de la première visite) : « Oui monsieur, on est désolé, bla bla bla, erreur de pièce bla bla bla, pas en stock, bla bla bla, on a du recommander bla bla bla, heureusement fournisseur X en avait la bla bla, votre voiture sera prête dans 30 ou 45 minutes bla bla bla, désolé encore…»

 

Je pense qu’il a deviné à ma tête que sa ‘bonne’ nouvelle ne me faisait pas rire du tout… Mais genre pas DU TOUT !

Résumons : après m’avoir prit pour un con, m’avoir laissé conduire sans freins, sans voiture de remplacement, et avoir été limite (mais très limite) poli, il m’annoncent qu’ils ont retenus ma voiture 10 heures d’affilée, pour un boulot de 45 minutes, et qu’ils commencent juste. Tout pacifique que je suis, j’ai du résister à la tentation de prendre le cric le plus proche pour lui AGRANDIR L … Mais le suis calme et serein…

 

1 heure plus tard, (en plus, ils ont des 45 minutes malléables chez Peugeot) un autre garagiste (mais ils sont combien là dedans ??) me présent la facture… Ha, c’est moins que les 400€ annoncés sur le devis : 399,54€

 

 

Je suis resté encore une fois, calme et détendu : « Ouai, non mais là ça vas pas être possible monsieur… »

 

- « Oui mais on fait un ajustement de parallélisme du volant… »

 

- « … »

 

- « Et on est encore désolé de s’être trompés de pièces… »

 

- « … »

 

 

Puis je me suis expliqué… Promis, j’étais calme (et détendu, on a comprit)…

Disons que je lui expliqué posément qu’il fallait pas trop se foutre de ma gueule… Je lui ai fait une petite rétrospective de mes aventures Peugeot sur les derniers jours…  Et on a conclus ensemble que ça faisait ‘un peut’ beaucoup pour un seul client.

 

J’ai fini par un : « Bon alors, qu’est que vous pouvez faire pour moi ? »

 

 

Il a balbutié, tapoté sur son ordinateur…

 

- « Bon, si on enlève l’essai sur route, on peux faire baisser de 40 € »

 

 

Niet, pas assez ! Et c’est là que mon titre du jour se justifie… Oui, j’ai fait le requin… Je rallais il y a peux sur les cours de négociations commerciales qui faisaient de nous des salopards (Voir mon article « Gang de requins en apprentissages », ici http://manumeuh.over-blog.com/article-5381605.html) mais inconsciemment j’ai appliqué sans vergogne.

J’étais en position de force : argument, justification, point fort perso, point faible adversaire… Si j’étais d’la té-ci, je pourrais bien dire que je l’ai « enchaîné » (s’y va !).

Pendant que je débitais mes arguments, un autre garagiste est arrivé et a pris les choses en main… Moi je voyais le prix baisser : le plus dur était de rester fâché à l’extérieur, alors qu’intérieurement je jubilais. J’ai en plus joué la montre : 19h, heure de fermeture approchait, et je restais accroché au comptoir…

 

On est tombé à une ristourne de 80 €, au final j’ai quasiment payé que la pièce et un poil de main d’œuvre. (Ce qui fait tout de même un belle facture, avec une pièce à environ 300€)

Je suis repartit en les remerciant pour leur geste commercial.

 

Et là j’ai réalisé… En roulant dans ma voiture qui freinait enfin dignement, j’ai comprit que, même si tout cela avait été inconscient, j’étais moitié fier, moitié honteux. J’avais fait le requin pur et dur.

 

Le soir, en parlant de cette mésaventure sur MSN avec l'ami Pépito, on a conclu qu’il fallait quitter cette école d’ingénieur au plus vite, avant de devenir des vrais connards…

Les dents de la mer, c’est nous… Et ça, ça me déprime !

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Publié dans Ma vie à Mhoua

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