De lart de se draper dans sa dignité
Super week-end : outre le visionnage d’un film extra (Ensemble c’est tout, que je conseille fortement), du shopping rentable (le sublime dernier tome de la série du Monstre de Enki Bilal, ainsi que le magnifique Pleasantville pas cher en DVD) et un vendeur honnête (des jolies chaussures que je retournerais acheter la semaine prochaine, car le gars m’a dit qu’il y aurait une promo… Je n’en ai pas cru mes oreilles !!), j’ai également enfin consommé le cadeau de St Valentin de Chérie (souvenez-vous…).
Nous sommes donc allés main dans la main au concert d’Olivia Ruiz à
Je parlerais assez peux du concert en lui même, vu qu’il n’y a rien de particulier à dire : la petite Olivia est géniale, et est en plus entourée de musiciens d’exceptions. Il en ressort un concert extra, énergique est mélodieux, qui réserve en plus quelques surprises (des reprises surprenantes !). La chanteuse se lâche complètement sur scène, joue bien avec le public, et booste certaines chansons de son répertoire. Pour preuve, on a réécouté le CD le lendemain du concert, et on a trouvé tout de suite les chansons beaucoup plus ternes par apport au live !
Mais, sur un blog, c’est beaucoup plus drôle de parler des trucs qui ne vont pas !!
Je ne disserterais pas non plus sur les conditions très limites de la salle de concert (tout le monde debout, entassés, dans une chaleur de gnous, mais ça, c’est toujours pareil dans cette salle) et sur les parents irresponsables (qui, connaissant les conditions difficiles du concert, et sachant que des petits ne pourraient rien voir à cause du « tout le monde debout », amènent quand même leur 6 enfants pour avoir le plaisir de pester, pousser tout le monde et faire grimper les gamins sur les gens « Pour qu’il puise voir les petits, on a payé, merde ! »… no coment)
Non, non rien de tout ça… En effet, il sera plus drôle, et bien plus jubilatoire de vous parler de la première partie du concert… Il parait qu’il n’y a qu’à Bordeaux que ce groupe a fait la première partie de la petite hispanique… On en a eu de la chance !
Ils se sont présenté comme tel « Nous sommes le groupe Sabo : ça s’écrit ‘S’-‘A’-‘B’-‘O’ !! »
Et à ce moment là, on ne savait pas encore à quel point ça allait être moisi ! (ça s’écrit ‘M’-‘O’-‘I’-‘S’-‘I’ !!)
La salle subjuguée, à donc alors vu un chanteur flanqué d’une bassiste et d’un guitariste, commencer à se ridiculiser, au grand désespoir des centaines d’oreilles présentes.
Le dit ‘chanteur’ beuglait dans son micro tel un cochon qu’on égorge à coup de « BEUUAAAAA » ou de « HAAAAAAMMMMMM » ou encore de « BIBAP, BIBAP ! » au milieux desquels on pouvait distinguer quelques paroles sans queues ni têtes… (Du styles « Pourquoi personne ne m’appelle... » Vu la performance, on se pose pas trop la question.)
Entre les 4-5 chansons (Si ! Il parait que ça en était, des chansons !!) on avait droit a des lancement et des intermèdes de folies : « Cette chanson est issue d’une belle anecdote, mais que nous avons pas le temps de la raconter ! »… Trop fort !!
Mais, au détour d’une chanson sur MySpace, Sabo c’est aussi des titres de folies : « Cette chanson raconte ce qui c’est passé à X heure, sur la route Y… Nous avons pas le temps de raconter cette histoire, mais sachez que la chansons se nomme ‘A X heures, sur le route Y’ » et il se remet à beugler « BOUUUUUAAAAAAAAA… ».
Les gens dans la salle se regardaient mi-amusés, mi-gênés… Même le pauvre guitariste/pianiste (qui se débrouillait bien, lui) a explosé une des ses cordes en plein milieux d’un morceau…
Mais là où l’échec a été total, ça a été juste avant la dernière chanson : essayant un intermède supplémentaire « Et donc pour cette dernière chanson… », le chanteur a été coupé par un violent « Haaaaaaaaa » de soulagement non dissimulé, en provenance du public.
C’est là que je l’ai admiré : il a gardé son calme, s’est drapé dans sa dignité, a esquissé un sourire, a fini son intro moisie et a joué son morceau…
Moi je dis, chapeau ! Il ne sait pas chanter, mais il est parti avec classe, sans se soucier de laisser une salle morte de rire !
Par contre, je pense que le soir, dans la loge, ça devait être lexomil pour tout le monde… Ou alors la corde !
Meuh et vive la chanteur de ‘Sabo’ !! Un one-man-show a lui tout seul !!