Devoir avant tout
Le bourreau lance : « Suivant !! »
A cette annonce, l’homme enchaîné se retrouve propulsé en avant par un garde…
Il grimpe de façon purement automatique les quelques marches qui le séparent d’une des appareils de mort les plus tristement célèbre : la guillotine.
Son esprit est embrouillé par des milliards de pensées, dont la plus violente est sans conteste « A quoi bon ? ». 1789 parait bien loin : la prise de la bastille, les droits de l’homme, les belles idées de la révolution… Tout ça pour arriver a une des périodes les plus absurdes de l’histoire de France : La Terreur.
Il est libéré de ses liens, et attaché sur la planche de l’appareil.
Lui qui a combattu avec de simples armes de paysans, qui a vibré pour ces idées, il est finalement jugé et condamné sur un principe absurde. Le droit de vote, le droit du choix, tout cela lui semble tellement vain à cet instant.
Une pièce de bois vient lui entourer le cou. Au dessus, une lame est prête à s’abattre.
Dans ce genre d’instant, l’esprit humain va plus vite que tout, des milliards de pensées s’entrechoquent à chaque secondes.
Le bourreau abat le levier, la lame commence à tomber. Il pense à sa famille.
L’acier froid lui entaille la nuque. Il pense à ses amours. Sa colonne vertébrale commence à peine à être attaquée quand il a cette dernière pensée « A quoi bon ? ». Dans un dernier délire de son esprit à l’article de la mort, il voit une violente lumière blanche, et puis plus rien.
L’assemblée entend le bruit sourd d’une tête tombant dans un panier.
Et le bourreau relance : « Suivant !! »
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Ce n’est qu’un seul des représentants des milliards de personnes qui sont morts pour nos droits. Dans quatre jours, on nous donnera le droit de voter, de choisir. Mais c’est avant tout un devoir de mémoire envers tous ces inconnus qui ont donnés leur vie pour nous. On a tendance à oublier que le choix, qui nous tombe tout rôtis dans le bec aujourd’hui, a été acquis au prix de grandes souffrances.
Quelques soient vos opinions et croyances, votez… Par droit, par devoir, par souvenir, mais surtout par respect.
Et le premier qui me dit que le vote blanc ne sert à rien, autant rester chez soi, je le torture par poupée vaudoue !!
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