Aux innocents les mains pleines, mais le ventre vide !
Titre au combien réaliste, surtout si l’innocent en question fait une balade en Chine ! 
(NDLA : Je me dépêche de devancer toutes les remarques spirituelles sur le port des cornes ! Ici, les cornes de vaches ne servent qu’à situer l’homme du même statut, autour de la table… Alors évitez les sous-entendus vaseux de cocufiages qui seraient fort mal venus ! Non mais ! )
Suite a l’article d’hier, vous êtes sans doute (hum… no comment, je sais que mes explications sont vaseuse) devenu un as de la baguette… Ces instruments culinaires étranges n’ont plus aucuns secrets pour vous !
Pourtant, si votre bol est bel et bien rempli de riz, vous aspirez à ingurgiter au moins 1 condiment supplémentaire, histoire de dégourdir vos papilles…Et c’est là que les choses se corsent sérieusement !

(NDLA : Je me dépêche de devancer toutes les remarques spirituelles sur le port des cornes ! Ici, les cornes de vaches ne servent qu’à situer l’homme du même statut, autour de la table… Alors évitez les sous-entendus vaseux de cocufiages qui seraient fort mal venus ! Non mais ! )
Danger 1 : La table tourne !
Et oui, devant vous, sur un plateau un peu surélevé, s’exposent divers genres de nourritures qui semblent toutes aussi délicieuses les unes que les autres ! Mais comment faire pour accéder a celle de l’autre côté de la table ? Heureusement pour nous, le chinois est malin ! La partie centrale pivote sur elle-même, et permet ainsi d’avoir tous les plats a porté de bras !
Alors là, j’entends les lecteurs mécontents « Oui, c’est pas un danger ce que tu raconte ! C’est plutôt pratique ! On en a gros ! Tout ça… ». En effet, le plateau rotatif semble être un élément ingénieux, mais c’est aussi un danger quand on le met en adéquation avec le danger suivant, alias…
Alors là, j’entends les lecteurs mécontents « Oui, c’est pas un danger ce que tu raconte ! C’est plutôt pratique ! On en a gros ! Tout ça… ». En effet, le plateau rotatif semble être un élément ingénieux, mais c’est aussi un danger quand on le met en adéquation avec le danger suivant, alias…
Danger 2 : Les Chinois qui ont faims !
Et oui ! Car si vous pouvez faire tourner les plats, les chinois eux aussi le peuvent ! Et ils ne s’en privent pas ! Toute la subtilité a partir de maintenant sera d’attendre qu’un de vos convives ai fini de se servir au centre, pour jeter votre main sur le bord du plateau, annonçant à ceux qui vous entourent, que c’est a votre tour de faire tourner manège !
Mais le Chinois est rapide ! Et il faudra être vif comme l’éclair si vous ne voulez pas attendre une éternité que l’assemblée soir rassasiée pour pouvoir vous servir, car, il faut le savoir, a ce moment là la plupart des plats seront vides !
Une autre technique consiste à attraper un aliment a la volée, quand d’autres personnes font tourner le plateau… Mais si les chinois y arrivent avec virtuosité, tout ce que j’ai pu attraper en essayant n’était pas bien glorieux (par exemple, alors que je visais un beau bout de viande, j’ai juste réussi à obtenir une simple cacahuète un poil trop assaisonnée, qui m’a arraché la gorge par la suite…) A réserver aux experts des baguettes donc !
Danger 3 : La petite distance entre les convives !
Si c’est l’heure de pointe a la cantine, vous risquez de vous retrouver un poil serré entre vos compagnons de tablée. L’idée est de ne pas mettre un coude dans le bol de votre voisin, ça serait mal venu ! Un jour que j’étais un peu trop concentré sur mes tentatives « d’attrapage de bouffe au vol » je ne m’étais pas rendu compte que mon coude gauche s’étalait un peu trop sur l’espace vital du convive adjacent. Par respect pour mon statu de client occidental, (et surement par pitié en me voyant galérer pour essayer de manger) il ne prononça pas un mot, et pencha juste son corps de 20 degrés sur la gauche, pour éviter de me déranger… Je vous raconte pas la honte quand je m’en suis rendu compte !
Danger 4 : La distance avec les aliments !
Peut être le pire de tous, surtout si vous ne maitrisez pas trop les baguettes ! En effet, l’ingénieux système de plateau impose que les plats soient à une certaine distance par rapport à vous. Les Chinois n’ont pas l’habitude d’amener les plats proches de leur assiette pour se servir (sauf plats complexes, comme les nouilles) et ils tendent tout simplement le bras.
Du moment où vous saisissez un aliment avec vos baguettes a 1m50 de votre mini-assiette, vous n’avez AUCUNE garantie que le dit aliment arrive jusqu’à votre bouche. En effet, durant ce long chemin, il y a de multiples chances pour que le morceau de viande convoité vous échappe, probabilité d’autant plus importante si il s’agit d’un plat en sauce. (Attention, Baguettes glissantes !)
Du moment où vous saisissez un aliment avec vos baguettes a 1m50 de votre mini-assiette, vous n’avez AUCUNE garantie que le dit aliment arrive jusqu’à votre bouche. En effet, durant ce long chemin, il y a de multiples chances pour que le morceau de viande convoité vous échappe, probabilité d’autant plus importante si il s’agit d’un plat en sauce. (Attention, Baguettes glissantes !)
Ainsi, c’est toujours quand un collègue anglophone vous regarde vous servir en déclarant :
« Waouh ! Tu as fait de grands progrès avec les baguettes par rapport à tes débuts ! » … que la nourriture vous échappe et s’envole alors pour 3 destinations possibles :
« Waouh ! Tu as fait de grands progrès avec les baguettes par rapport à tes débuts ! » … que la nourriture vous échappe et s’envole alors pour 3 destinations possibles :
1) Chute fracassante sur la table, sous le regard médusé et mi-amusé des Chinois compatissants…
2) Dégringolade sur votre chemise/pantalon/chaussure, formant une tache de graisse que vous essaierez de dissimuler du mieux possible tout le reste de la journée…
3) Vol plané jusqu’à la chemise/pantalon/chaussure d’un haut-cadre de la boite (Ca, ça ne m’est encore jamais arrivé, croisons les doigts… Mais vu ma maladresse et ma chance, tout est possible !)
2) Dégringolade sur votre chemise/pantalon/chaussure, formant une tache de graisse que vous essaierez de dissimuler du mieux possible tout le reste de la journée…
3) Vol plané jusqu’à la chemise/pantalon/chaussure d’un haut-cadre de la boite (Ca, ça ne m’est encore jamais arrivé, croisons les doigts… Mais vu ma maladresse et ma chance, tout est possible !)
Si vous survivez à cela, si vous êtes attentifs et rapides, a force d’expérience vous pourrez passer sereinement un repas chinois standard… Après cet entrainement, vous pourrez peut être, si le cœur vous en dit, terminer votre formation dans une école de Kung-Fu Shaolin…
Allez, Meuh !
PS : Au fait, pour en finir avec les clichés culinaires Chinois, je tiens à dire qu’à ce jour, je n’ai pas vu la queue d’un Nem en Chine !
PPS : Il va sans dire que tout éléments de légères exagérations hyperboliques insufflés par l’auteur consentant dans les deux textes antérieurs, ne sauraient en aucuns cas être le fruit du plus complet et parfait des hasards mais aussi, sans l’ombre d’une possibilité, d’être fortuite ou non-quémandé par le dit auteur...
PPPS : Le PPS précédent est dans la course pour l’élection de la phrase la plus ronflante de la blogosphère… ^^
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